(Même si on a trébuché sur deux marches en route.)

🎙️ L’intro du boucher/commentateur/poète

Chers auditeurs, chers supporters, chers fantômes du vestiaire 4 qui disparaissent mystérieusement les week-ends de match décalé.

Il y a deux ans, Oval’Mines frôlait la D4.

Là, on est en quart de finale de D2. Quatrièmes de la saison régulière, à trois points du podium, après une montée acquise la saison passée.

Ce n’est pas un accident. Ce n’est pas non plus un long fleuve tranquille — la deuxième moitié de saison en est la preuve.

Sept matchs. Des victoires propres, des défaites qui font mal, un essai à la 74e minute, et un 2m15 qui jubile en nous mettant en touche avec ses 3 copains.

Voici le récap’. Accrochez-vous.


🦁 J9 — XV du Lion | 7 février | Défaite 16-11

Terrain en herbe. Mauvais présage.

🎙️ Avant-match

Message d’avant-match lapidaire : on va devoir manger du chat. RDV dans la grotte du fauve, et tôt en plus. En vrai on sait que le lion n’habite pas vraiment dans une grotte, mais on sait qu’il est costaud, bourrin, nourri correctement.

Côté Oval’Mines, les oranges sont prêtes, la pharma aussi, le chéquier pour l’arbitre en option.

🎙️ Le match

Match de guerriers sur herbe mouillée. Oval’Mines pousse, pousse, pousse — au total, pas loin de 60 minutes passées dans le camp adverse. Sans jamais conclure. Les Lions défendent comme… bah, des lions quoi.

Chez nous, Guillaume Rochatte fait le boulot seul : deux pénalités, un essai non transformé. Onze points. Pas assez. Tu mangeras plus de céréales la prochaine fois (des coco pops, on allait pas refaire une blague sur les lions quand même).

En face, les locaux continuent à faire le dos rond, mais montrent également les crocs : essai transformé suite à une percée à la 77e. 16-11.

La sentence tombe sur un terrain qu’Oval’Mines n’arrive décidément pas à apprivoiser.

🎙️ La scène du match

Etienne laisse une oreille sur le terrain en cours de jeu. On a une vidéo, elle est dégueu, on vous la montre pas.

🎙️ À retenir

La malédiction des terrains en herbe, toujours vivace. On a dominé 60 minutes pour rien. Un truc nous reste en travers de la gorge. C’est pas un chat, c’était un lion.


🐯 J11 — Cocks of the Tiger | 14 mars | Victoire 38-5

Revanche servie froide, supplément tartinade.

🎙️ Avant-match

On les connaît, et pas que pour leur nom d’équipe discutable : il y a deux ans, ils nous avaient pris sur une pénalité à la dernière minute. Un de leurs joueurs — influenceur rugby dont on taira le nom (on va pas faire de pub non plus hein) — avait jugé utile de commenter la chose sur les réseaux.

Pas de long discours cette semaine. On n’a pas joué depuis un mois. Les dents rayent le parquet. Et on commence à se sentir allergique aux poils de félins.

🎙️ Le match

Démonstration. Simon Duval à la 6e, Lou Pernin à la 11e, Nino Trousseau à la 16e, Etienne Chataignon à la 25e. Tous transformés par Etienne. 32-5 à la pause. Le safari est plié avant la mi-temps.

En deuxième période, Nino remet ça à la 68e. Louis Maire conclut à la 73e. 38-5 final.

🎙️ La scène du match

L’influenceur n’a rien posté cette fois. Silence radio. La meilleure réponse possible.

🎙️ À retenir

Etienne en mode machine à transformer. La revanche, deux ans après, sans discussion.
Plus dur pour s’en souvenir, mais grande timbale au bar sponsor après — on renoue avec la victoire, et y’a le dernier match du 6 Nations à la télé. Une bonne journée.


🌊 J10 — Océan RC | 21 mars | Défaite 39-40

Un point. Deux minutes. Une pénalité.

🎙️ Avant-match

Match à 9h du matin. D’habitude c’est plutôt 14h du matin. RDV à 7h30 à l’Olympic. ça pique et ça râle, c’est une agression caractérisée.

Océan RC, on les connait, c’est des mercenaires de fin de saison. Leur 10 est un ancien espoir de La Rochelle. Ils récupèrent des joueurs de Fédérale/de la poule/d’autres divisions quand ça compte. On le sait. On y va quand même.

🎙️ Le match

Deux essais transformés dans la gueule dès l’entame. On se dit que ça va être long.

Puis Oval’Mines sort les tripes et ça repart (les « CORONES » en Maysonnave). Essais de Chataignon et Duval, pénalité de Rochatte. Chassé-croisé tout le match.

Le tournant du match : leur 10, décidément trop bavard, prend un carton rouge à la 62e. Ça soulage. Oval’Mines pousse. Marius Bazin marque à la 64e. Louis Maire à la 74e, transformation de notre couteau suisse Chataignon.

39-37 pour Oval’Mines. 74 minutes à la montre.

Puis la 76e. Pénalité adverse. Elle passe. 39-40. Coup de sifflet final.

🎙️ La scène du match

Ou presque : à 14 contre 15, Plisson tente un drop pour passer devant. Mais gros, tu peux pas nous sauver à chaque fois, après tu vas prendre le melon. Merci pour cette espèce de parpaing qui est passé à 3 cm de mon front.

🎙️ À retenir

Un très bon arbitre, paraît-il, mais ça a pas suffi.

La remontée la plus cruelle de la saison. Deux minutes entre la joie et la défaite. Mais du coeur à l’ouvrage et de belles choses.

« On a perdu mais on a gagné. » — Merci pour ta lucidité habituelle Coach.


🐻 J12 — Happy Ours | 28 mars | Victoire 24-17

Première fois qu’on les bat. Enfin.

🎙️ Avant-match

Le coach envoie un message la veille. Sobre, factuel : on est 60 licenciés et 21 présents samedi. Un tiers. À deux matchs de la fin de saison. Si le groupe doit se mobiliser, c’est maintenant.

En face, les Happy Ours (c’est vraiment l’animalerie cette D2). Deux défaites contre eux dans l’historique, jamais gagnés. Ça va gronder, griffer, mordre. Le match n’est pas une longue randonnée tranquille.

🎙️ Le match

Ils ouvrent le score sur une percée de leur 15 en bout de ligne. 0-5.

Oval’mines se réveille : Etienne en force, Plisson qui fait l’anguille, une pénalité de 50 mètres d’Etienne pour finir. 17-5 à la mi-temps.

Deuxième période, vent contre, ça va être sport. On prend un essai transformé. 17-12, Oval’mines transpire. Etienne contre un dégagement — essai direct. 24-12, Oval’mines respire. Essai adverse à la 72e . 24-17, il refait chaud non ? La sirène retentit enfin.

🎙️ La scène du match

Leur 10 tente un drop pour transformer dans les dernières minutes. Il rate. Dommage Dan Carter.

🎙️ À retenir

Premier succès historique face aux Happy Ours. Plisson élu sanglier du match. « Personne n’a demandé, mais sachez que les gars ont gagné 24-17. » — bilan de match officiel, merci les supporters.


🐑 J13 — XV des Bergers | 18 avril | Défaite 19-28

Le meilleur match de la saison. Perdu.

🎙️ Avant-match

Dernier match de la saison régulière. Les Bergers sont premiers de poule, invaincus. Le plan de match est simple : on court, on plaque, on marque. Si on tape fort, c’est eux qui font des créneaux.

🎙️ Le match

Rochatte passe quatre pénalités en première période. 12-7 à la mi-temps, Oval’Mines devant.

Etienne prend un carton jaune juste avant la pause. Le centre est remplacé par un troisième ligne qui préfère le chocolat. Il s’adapte.

Deuxième mi-temps : les Bergers sortent six remplaçants d’un coup — des titulaires habituels. Oval’Mines n’a plus grand monde sur le banc. Le score bascule. Quentin Jobert marque à la 66e. Rochatte transforme. 19-21. Ils tiennent, on y croit.

19-28 finalement.

Après le match, à la soirée, les Bergers viennent un par un : « C’était le match le plus dur de notre saison. »

🎙️ La scène du match

Si un défenseur suffit pas pour arrêter une relance, mettons-en deux. Si deux suffisent pas, trois. Si trois suffisent pas, beh quatre, ça devrait le faire. Histoire d’au moins le mettre en touche ce vieux chauve là.

Les Bergers essaieront de chambrer tout le match. Le sourire ne partira pas.

🎙️ À retenir

Une première mi-temps maîtrisée contre la meilleure équipe de la poule. Un groupe qui tient sans remplaçants. Et une confirmation dite par les Bergers eux-mêmes : on n’est pas là par hasard.


🎙️ Bilan — Ce que cette saison dit

Quatre victoires. Trois défaites. Dont une à un point sur une pénalité à la 76e.

Guillaume Rochatte au pied, Etienne Chataignon aux essais et aux transformations, Quentin Jobert sur les moments qui comptent. Un groupe qui s’est battu à 21 quand il aurait dû être 35.

Il y a deux ans, on frôlait la D4.

Là, on est en quart de finale de D2. Quatrièmes de poule. Suffisamment solides pour que le premier de poule — invaincus toute la saison — vienne dire après le match que c’était leur match le plus difficile.

On n’est pas monté pour redescendre.

Même si on a trébuché sur deux marches en route.


🎙️ Demain — Les Grands Ducs, quart de finale

On les connaît. On les a battus en janvier. 40-27.

Ce n’est pas une garantie. C’est juste une info.

Ce qui compte demain, c’est jouer 80 minutes avec l’état d’esprit qu’on a montré contre les Bergers : sourire sous la pression, jamais plier.

RDV au stade.

Oval'Mines.